association atnt-18
 

Au service de la médiation entre les technologies actuelles de la communication et les habitants des quartiers politiques de la ville du nord de Paris


INTOX -DETOX COLLECTIF MEDIATEURS NUMERIQUE DU QUARTIER

Dimanche 7 Janvier 2018

rencontre et echanges avec les habitants


Deux interventions récentes du président français concernant la régulation des contenus sur Internet ont été présentées aux habitants invités à la rencontre du collectif médiateurs numérique du quartier du 6 janvier 2018.
Ainsi, samedi 25 novembre 2017, dans son discours à l’Elysée pour la Journée contre les violences faites aux femmes, le président a mis l’accent sur l’encadrement des réseaux sociaux, des jeux vidéo et de la diffusion de la pornographie.
Ensuite, mercredi 3 janvier 2018, lors de ses vœux à la presse, le président a annoncé qu’il comptait « prochainement » déposer un projet de loi pour lutter contre les fausses informations en ligne afin de « responsabiliser les plates-formes et les diffuseurs sur Internet.
 

Le collectif a présenté aux parents les axes principaux du renforcement de la lutte contre le harcèlement sur les réseaux sociaux contenus dans le discours du 25 novembre
  1. le renforcement de la formation des enseignants et des personnels scolaires, qui sera doublée d’une sensibilisation des parents à la prochaine rentrée scolaire
  2.  la création d’une application à destination des « victimes de cyberharcèlement et de cyberviolences »

Lors des discussions et échanges entre les participants quelques aspects ont été commentées.
Premièrement, on ne sait pas si ces axes feront l’objet d’un texte de loi ou si d’autres mesures pourraient venir en 2018. On se demande également quel sera le rôle de l’application mentionnée.

Concernant le sexisme et le harcèlement dans les vidéos en ligne, selon les participants, la régulation des contenus par le CSA peut s’exercer sur les créations et les produits du web français mais à ce moment-là une cohorte de possibilités de la contourner sera vite inventée. Par ailleurs, sauf la pratique d’une censure de masse du web, le CSA pourrait se heurter à d’importantes contraintes techniques et légales.

Pour les jeux c’est encore plus difficile car existe déjà une signalétique et l’industrie, une fois le produit acheté ne peux pas vérifier le joueur. Les industriels ont été seulement invités « à une réflexion approfondie » sur la question du sexisme.

Le plus étonnant pour les participants reste l’appel à faire opposition au développement de la pornographie, qui facilité par l’explosion du Web, pénètre dans les établissements scolaires.
Selon les parents, au moins dans les écoles du quartier, heureusement, la pornographie et sa consultation par des mineurs sont loin d’être un sujet scolaire, sa diffusion et sa consultation ne se font pas à l’école. Nul ne conteste en échange que des mesures de prévention seraient bienvenues avant que le phénomène n'apparaisse. Mais quelles seront ces mesures ?
Pour le moment, l’exposition à la pornographie dans un établissement scolaire du quartier est moins probable que la rencontre en vrai avec les prostituées du périphérique. C'est la municipalité qui devaient être davantage sensibilisée au sujet.
 

L’annonce d’un projet de loi pour lutter contre les fausses informations en ligne afin de «responsabiliser» les plates-formes et les diffuseurs sur Internet intéresse les participants car un des buts du collectif est la lutte contre la manipulation et la désinformation sur les réseaux sociaux.

On remarque l’absence des précisions sur le contenu de cette loi. Il s’agirait de responsabiliser financièrement les géants du web si leur plateforme commerciale ne vérifie pas l’identité des annonceurs et la véridicité de leur contenu. 

On se demande aussi pourquoi uniquement en « période électorale » 
Les échanges ont eu lieu autour de la question "comment et qui peut influencer une campagne présidentielle par le biais d’Internet ?"
Possibles réponses évoquées par les participants concernant le « qui »
- les Etats-Unis accusent la Russie d’avoir tenté d’influencer la campagne présidentielle en diffusant des messages sur les réseaux sociaux;
- les diffuseurs qui se font une spécialité de la publication des nouvelles saisissantes qui génèrent des revenus car très partagées;
- en période électorale les  groupes de sympathisants de tel ou tel candidat qui relaient de fausses informations sur le camp adverse.

Le collectif a mentionné comme méthode le payement pour que certaines publications sur Facebook soient plus visibles.

Les échanges se sont finalement axés sur le problème de la sensibilisation des internautes lambda qui sont proie aux individus qui créent de fausses informations dans un but financier.
Par leurs « like it » ou les tweets ces internautes contribuent à la diffusion massive de fausses informations.
 

Le collectif a proposé aux participants deux ateliers de formation individuelle le 11 et 12 janvier 2018. Le travail individuel sera axé sur la découverte et la sensibilisation aux actions de l'International Cecking Network, une organisation qui vise à promouvoir la vérification d'information ( fact-cecking) dans les médias.
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